Chateau salins SP Mairie

La maison de l'Etat, inaugurée l'an passé par le Ministre de l'Intérieur, accueille, dans le cadre de ses missions de proximité, les permanences de nombreux services qui seront utiles aux citoyens : conciliateur de justice, aide juridique, association de consommateurs, accompagnement à la rédaction d'actes administratifs....

Voici le planning de ces permanences pour le mois de mars, à Château-Salins : 

Conciliateur de justice : lundi 13 mars de 14h à 16h

CLCV (association de défense des droits des consommateurs) : mardi 7 mars de 9h à 12h sur rdv
CIDFF (centre d'information sur le droit des femmes et des familles, aide aux victimes) : les mardi 7 et 21 mars de 13h30 à 16h
SPIP (Service Pénitenciaire d'Insertion et de Probation) : jeudi 2 mars de 9h à 12h (sur convocation)plaqueleroy

UDAF (Union Départementale des associations familiales) : mardi 21 mars de 9h à 12h

UFC Que choisir : jeudi 23 mars de 15h45 à 16h45
Défenseur des droits : mercredis 8 et 22 mars de 14h à 16h

RAMM (Rédaction d'actes administratifs) : jeudi 2, 16 mars de 9h à 11h

Contact pour les rdv : 03 87 05 10 22

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Plus de soixante-dix personnes se sont déplacées à la salle socio-culturelle de Moyenvic, ce jeudi 16 février 2017, répondant à l’invitation de l’INRA et de l’Université de Lorraine. Dans le cadre du programme ASTRAL (Acteurs et Services écosystémiques des Territoires RurAux Lorrains), l’équipe scientifique composée d’agronomes, de sociologues et d’anthropologues a livré une restitution de résultat de l’enquête menée depuis novembre 2016, dans la Vallée de la Seille.

Fabienne Barataud, agronome à l'INRA, a présenté dans un premier temps, les objectifs et les enjeux de cette mission, qui concernent trois terrains d’études sur le Bassin versant la Seille (les délaissés industriels des friches de Micheville et d’Homécourt, les coteaux de Moselle et la plaine polyculture-élevage sur la Vallée de la Seille). Notre territoire a attiré l’attention des chercheurs en raison de l’émergence d’un foisonnement de projets, riches et diversifiés.conftifseille4

Ingrid Voléry, sociologue à l'Université de Lorraine, a évoqué ensuite, le positionnement des chercheurs, éloignés des commandes des bureaux d’étude, il se veut également respecter le principe de symétrie et de réciprocité. Le chercheur place au même niveau les dires d’acteurs, qu’ils soient experts (techniciens), élus locaux,  professionnels des mondes agricoles, membres d’associations ou citoyens. Alissia Gouju, Doctorante en Sociologie, nous montre l’intérêt de comparer différents terrains, puisqu’elle-même travaille sur les perceptions des friches et des vergers sur les coteaux mosellans.

Tiffany Garcia Parrilla, Doctorante en Anthropologie, a rencontré, depuis quatre mois, les acteurs impliqués dans les systèmes alimentaires localisés et/ou engagés dans des mesures environnementales pour la préservation de la Seille. A partir d’une cinquantaine d’entretiens, de participation observante (Assemblées générales d’associations locales, vœux des élus de la Communauté de Communes, événements culturels, etc.) et d’analyses documentaires (cartographies, rapports institutionnels, littérature scientifique, etc.), elle s’est focalisée lors de cette réunion, à discuter des multiples représentations sociales et naturelles de la Seille, à travers les controverses qu’elles soulèvent.

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 La Seille ne renvoie pas une vision homogène et unifiée : elle varie selon les groupes sociaux et doit se penser au pluriel. Elle peut être vécue comme une « ressource » qui a induit une image de prestige et d’enrichissement social (à travers l’histoire de l’exploitation industrielle du sel, des pratiques alimentaires autour de la pisciculture, de l’intérêt floristique et faunistique d’une vallée halophile protégée) mais également comme un « instrument de pouvoir » sous l’effet des menaces et des risques qu’elle véhicule. L’anthropologue explicite cette question avec le rôle technique et politique du Domaine du Lindre sur l’ensemble du Bassin versant de la Seille en matière d’inondations et des nombreuses pollutions visibles (comme l’eutrophisation) et invisibles (indiquées par les captages Grenelle) qui n’assurent pas une qualité de l’eau durable et qui interroge les systèmes de productions agricoles, les industries,etc.

La Seille révèle également différentes manières de « la dessiner » : entre disparition, oubli, transformation et visibilité, esthétisation, préservation. Depuis le Moyen-Age, le cours d’eau a connu des travaux hydrauliques lourds (recalibrage, curage, drainage, etc.) à travers les activités humaines. Certains acteurs déplorent cette continuité en évoquant son invisibilité et sa banalisation. Ils dénoncent une culture sociotechnique du « propre » par l’arrachage, un attachement aux interventions par curage pour ordonner la nature, une domination insatiable de l’homme sur la nature. Ils défendent par ailleurs une renaturation du cours d’eau et utilisent un vocabulaire qui le personnifie (la Seille est malade, il faut penser son bien-être, etc.) impliquant l’idée d’une nature belle et autonome où l’intervention de l’homme doit être mesurée ou inexistante.conftifseille2

Cette réunion qui duré près de trois heures, aura permis de riches échanges entre des acteurs différents aux discours parfois complémentaires, parfois antagonistes, notamment sur la présence ou l’absence d’arbres sur des sols à forte salinité, la remise en cause technique de l’intervention par curage lors de cas d’envasement, du rôle technique de la gestion départementale du Lindre dans les inondations.

Le débat s’est clos autour d’une proposition collective pour une prochaine mission de recherche, sur des ateliers de cartographies participatives : outil d’aide à la concertation, qui permet de penser notre territoire dans son ensemble, au-delà des perceptions et des pratiques divergentes.
Le verre de l’amitié a ensuite permis à l’assemblée de poursuivre les discussions de façon plus informelle mais néanmoins fort intéressante entre les nombreux acteurs présents.


Pour toute demande d’informations complémentaires, veuillez-vous adresser à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / 06 32 92 45 84.

Retrouvez la conférence et le débat qui s'ensuivit dans les vidéos ci-dessous :

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Dans un récent article on avait présenté la problématique de l'épandage des boues de la station d'épuration de la Métropole nancéienne.

135 communes sont concernées dont 43 en Moselle et 39 dans le Saulnois. Pour permettre à chacun d'appréhender une situation qui va impacter plus de 2000 hectares de notre territoire, une enquête publique est en cours dans le Saulnois. Trois communes ont été choisies pour recueillir les remarques des citoyens à propos de cet épandage : Fresnes en Saulnois, Vergaville et Maizières les Vic. 

France 3 Lorraine s'est également penché que la question ainsi que notre confrère du web Juvelize.com. 

C'est d'ailleurs sur ses pages et en cliquant sur la vignette ci-dessous que vous pourrez retrouver le reportage des journalistes de la télé régionale : 

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Le succès du  magasin bio associatif dieuzois l'Inventerre du Pré Vert qui fonctionne grâce au partenariat Producteurs/Consomm'acteurs intéresse au-delà des frontières du Saulnois.

Un colloque régional à Nancy il y a quelques semaines, un témoignage à l'Université il y a quinze jours, une intervention au café associatif Le Cotylédon à Phalsbourg, autant d'évènements qui montrent l'intérêt que ce genre de structure suscite et qui encouragent dans le Saulnois les membres de l'Inventerre du Pré vert à poursuivre cette belle aventure. 

A lire, l'article paru dans la presse régionale à Phalsbourg en cliquant sur la vignette ci-dessous : 

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Il fallait faire la queue hier en mairie de Vergaville pour rencontrer le commissaire enquêteur, François Brunner, mandaté par le Tribunal Administratif de Nancy dans le dossier du plan d'épandage des boues de la station d'épuration de traitement des eaux usées de la Métropole du Grand Nancy. 

Des agriculteurs, des élus, des pisciculteurs, des particuliers et même la télévision sont venus tenter d'en savoir plus sur un dossier sensible qui touche à notre environnement proche. Si le commissaire enquêteur s'est déplacé à Vergaville, c'était pour expliquer que les zones concernées par cet épandage balayaient une partie importante du....Saulnois. 

La société Véolia qui exploite la station d'épuration pour le Grand Nancy souhaite étendre la zone d'épandage de ses boues sur le territoire de 92 communes de Meurthe et Moselle et 43 en Moselle impliquant 52 exploitations agricoles (35 en Meurthe et Moselle et 17 en Moselle) pour une superficie de 6000 hectares (2121 ha dans le Saulnois et 3890 en Meurthe et Moselle)

Et parmi les 43 villages mosellans, 39 appartiennent donc à notre territoire : Aboncourt, Ajoncourt, Attilloncourt, Aulnois, Bioncourt, Blanche-Eglise, Bourdonnay, Bourgaltroff, Chambrey, Château-Voué, Dalhain, Destry, Donjeux, Fonteny, Fossieux, Fresnes, Gremecey, Guébling, Hampont, Hampont, Haraucourt, Jallaucourt, Juvelize, Lagarde, Lemoncourt, Lidrezing, Lubécourt, Maizières, Malaucourt, Marsal, Morville les Vic, Moyenvic, Mulcey, Ommeray, Oriocourt, Pettoncourt, Puttigny, Vaxy, Vergaville, Vic et Wuisse. brunner

L'intérêt de cet épandage  est double :

- pour les agriculteurs, c'est un engrais prêt à l'emploi, gratuit et performant. L’intérêt de la valorisation agricole des boues réside principalement sur leur teneur en azote et en phosphore, permettant aux agriculteurs de réaliser une impasse sur 3 années consécutives pour le phosphore et une économie sur l’azote (diminution de la dose apportée par les engrais chimiques l’année suivant les épandages).

- pour Véolia, c'est un mode de recyclage moins coûteux qu'un enfouissement ou une incinération. 

Donc tout le monde est gagnant sauf que les boues ça inquiète la population.

Même si des organismes certifiés valident des teneurs en métaux lourds présents dans ces boues, les scandales sanitaires récurrents, l'appât du gain des multinationales et de certains agriculteurs au mépris de la qualité des sols laissent planer un doute et entretiennent une certaine méfiance des riverains.

epandageEt certains étaient là pour le dire au commissaire enquêteur comme la Maire de Pettoncourt Marie-Claude Dimey défavorable à cet épandage se faisant le relais d'agriculteurs de son village hostiles au nom du principe de précaution. Comme ce pisciculteur qui craint qu'un épandage sur les parcelles autour vienne souiller les eaux de son étang. Un autre agriculteur a répondu aux journalistes de France 3 qu'il avait lui même, à titre privé, fait des analyses de sol après avoir épandu des boues et que les résultats étaient très médiocres et inquiétants notamment ce qui concerne la teneur en métaux lourds. 

Mais d'autres se montraient favorables au projet voire très favorables comme cet agriculteur du Saulnois qui explique que les boues ont une grande valeur agronomique, qu'elles permettent d'acheter moins de produits phytosanitaires et qu'il faut bien que quelqu'un se charge des déchets produits par l'homme.

Après l'enquête qui s'achève le 1er mars les commissaires produiront un PV de synthèse; Véolia y répondra. Puis un rapport avec avis et motivation des enquêteurs sera envoyé aux Préfets de Meurthe et Moselle et Moselle qui accorderont ou non par un arrêté l'autorisation pour Véolia d'épandre les boues du Grand Nancy dans le Saulnois et en Meurthe et Moselle.  

 Le commissaire enquêteur sera à la mairie de Maizières les Vic vendredi 17 février de 9h30 à 12h pour répondre à toutes vos questions.

Le dossier complet est téléchargeable ici sur le site du Grand Nancy

 

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