chambreybloque

La grogne évoquée autour de l'école de Chambrey il y a quelques jours sur Grain de sel est montée d'un cran ce mardi. En effet, les parents d'élèves ont décidé de hausser le ton après l'annonce de la fermeture programmée de la classe de maternelle du village pour la rentrée 2018/2019. 

Avec l'appui du maire Thierry Klein, les parents d'élèves ont empêché les enseignantes de faire classe, bloquant l'entrée de l'école et même leur véhicule.  

Sur un autre terrain, on a vu hier, à l'Assemblée Nationale à Paris, le député Fabien Di Filippo remettre le courrier de protestation des parents d'élèves au Ministre de l'Education Nationale Jean-Michel Blanquer.blanquerdifilippo

Et si cela ne suffisait pas, les écoliers de l''élémentaire ont envoyé une lettre au...Président Emmanuel Macron ! 

Demain jeudi, un comité paritaire à Metz devrait sceller définitivement l'avenir de la classe menacée. On verra si les actions des uns et des autres ont fait plier l'administration de l'Education Nationale.

La lettre des écoliers au Président de la République :

« Monsieur le Président de la République,
Ce sont avec de simples mots d’enfants que nous vous adressons aujourd’hui un appel à l’aide.
Nous sommes 26 enfants âgés de 3 à 11 ans qui habitent le modeste village de Chambrey en Moselle.
Nous vivons heureux, épanouis et plein de joie dans notre école.
Malheureusement, nous sommes tristes d’apprendre la fermeture de notre classe de maternelle.
Pourquoi nous séparer de nos petits frères et sœurs et les obliger à partir ailleurs ? Nous avons tout dans notre village alors nous ne comprenons pas.
Aussi, Monsieur le Président, nous vous adressons ce message : Aidez-nous, s’il vous plaît, à garder notre maternelle. Il n’y a que vous pour la sauver.
Merci, Monsieur le Président de La République, pour tout ce que vous pourrez faire pour nous.

Les Enfants de Chambrey. ».

 Voir aussi l'article dans le Républicain Lorrain

 

chambreymanif

Les parents d'élèves, les élus du village de Chambrey ont manifesté à leur tour leur colère contre le projet de fermeture de leur école maternelle. Lors du comité paritaire du 6 février, le Directeur Académique des Services de l'Education Nationale a annoncé le retrait d'un poste d'enseignant dans le village de 350 habitants condamnant ainsi la classe de maternelle.

Ce projet de fermeture, s'appuie sur des prévisions d'effectifs trop faibles selon le ministère de l'Education Nationale. 12 écoliers sont en effet attendus en maternelle à Chambrey à la rentrée du mois de septembre 2018.

Mais ces considérations mathématiques vont à l'encontre des discours de tous les professionnels de l'Education qui préconisent des classes allégées chez les petits afin de favoriser les apprentissages. Elles vont à l'encontre également des déclarations de notre Président de la République, Emmanuel Macron qui affirmait récemment qu'aucune fermeture de classe n'interviendrait en milieu rural.

Entre mensonges et hypocrisie, le Saulnois trinque de nouveau : fermeture de classes, fermeture de musée, fermeture de Tribunal, fermeture de trésorerie, fermeture de gendarmerie, fermeture de sous-préfecture...

 

 

 

precarite

Quelles sont les réalités de la précarité aujourd'hui, plus particulièrement en zone rurale ? Comment peut-on lutter contre ?

Pour répondre à ces questions, les comités de la Vallée du Sel et En Marche Moselle Sud organisent un débat public, samedi 24 février, à 11h, à la salle des fêtes de Coutures (Château-Salins).

Animée par Rayan Nezzar, conseiller social d'En Marche et enseignant à l'Université Paris-Dauphine, cette rencontre ouverte à tous réunira notamment des responsables associatifs locaux afin d'établir un état des lieux et de dessiner des pistes d'actions.

ia57

Hier se tenait à l'Inspection Académique de la Moselle un comité technique paritaire qui devait sceller le sort des classes et des écoles du département menacées de fermeture.

Dans le Saulnois, depuis quelques semaines, les parents d'élèves et les élus des établissements concernés manifestaient leur mécontentement.

Ainsi à Bénestroff, Delme (Maternelle) ou Gelucourt, pétitions, école bloquée ou pancartes  ont peut-être permis de sauver les classes menacées qui n'apparaissent plus, en effet, depuis hier soir, dans les projets de suppression du Directeur Académique des Services de l'Education Nationale.

Un ouf de soulagement pour ces villages où les enseignants vont pouvoir continuer à travailler plus sereinement !

Mais moins de chance par contre à Chambrey (Maternelle), Vergaville, Château-Salins (Maternelle) et Delme (Elémentaire) où les bambins débuteront l'année scolaire dans des classes...surchargées !! 

Par ailleurs, une seule ouverture de classe est "offerte" au Saulnois à la rentrée 2018 : à Château-Salins, à l'école élémentaire. 

Au niveau du Département de la Moselle, on supprime 95 postes et on en ouvre...23 ! 

manifdonnelay

Après Delme, Bénestroff, c'est à Donnelay qu'on manifestait ce matin pour sauver une des écoles du regroupement du Val de Videlange qui est menacée de fermeture.

Les prévisions d'effectifs ont en effet poussé l'administration à proposer aux maires des villages de Tarquimpol, Gelucourt, Guéblange, Donnelay, Ley, Lezey, Juvelize, Moncourt et Bezange de supprimer un poste d'enseignant à la rentrée 2018.

Avant la décision définitive que prendra le Directeur académique de l'Education Nationale très prochainement, les élus et l'association de parents d'élèves ont tenu à manifester leur mécontentement devant l'école maternelle à Donnelay. 

Crainte des classes surchargées, d'une moins bonne qualité d'enseignement, énième disparition des services publics, les maires, écharpes en bandoulière et les parents pancartes dressées refusent catégoriquement cet appauvrissement programmé. 

Avant d'entamer d'autres actions plus radicales, ils ont également lancé une pétition sur Internet que vous pourrez retrouver en cliquant ici