eveque1Chevalier messin qui défendit sa ville natale de l'attaque des Huns en 451, Livier fut décapité sur notre côte Saint-Jean, à Moyenvic. Mais l'homme aurait alors ramassé sa tête et aurait fait quelques pas puis, à l'endroit où il l'aurait posée, une source aurait jailli.

Cette source aurait ensuite miraculeusement guéri de nombreux chrétiens propulsant Livier au rang de célébrité régionale.eveque3

De très nombreux pèlerinages ont été organisés depuis le Xème siècle rassemblant parfois des foules considérables (plusieurs milliers de personnes).

Une chapelle fut même construite à cet endroit au XVIIème siècle.

Occupée par des religieuses depuis 1978, le lieu est, tout au long de l'année, propice à la prière et à la méditation.

L'association des Amis de Saint-Livier entretient la tradition et organise chaque année le fameux pèlerinage. 

Ce dimanche 19 juillet, la manifestation prenait une autre ampleur avec la présence de l'Evêque de Metz sur le site pour la procession et la célébration de l'office religieux. 

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Autrefois suzerain puissant de notre territoire possédant places fortes, salines, cités et domaines agricoles, l'Evêques de Metz n'a plus aujourd'hui la même aura ni le même pouvoir mais le personnage conserve un prestige indéniable auprès des catholiques.eveque2

Autre fait marquant de cette édition 2015, la présentation de la cloche fondue en public pour la chapelle, en septembre 2013. 

 

 

 

Extrait de cet évènement religieux dans la vidéo ci-dessous : 

 

 

visiteinsol1Les cinquante spectateurs qui ont assisté ce samedi 18 juillet à la visite insolite de Marsal se rappelleront sans doute longtemps de ce moment.

Répondant à l'invitation de l'Office de Tourisme du Pays du Saulnois de Vic et environs, les participants ont eu droit à une heure trente de déambulation dans l'ancienne cité du sel rythmée par les interventions de Lucienne et Venceslas, deux guides loufoques, adeptes des calembours, blagues au premier, second voire au troisième dégré.

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Mais derrière l'humour, le jeu d'acteur, les costumes et la mise en scène, toutes les explications des guides étaient rigoureusement exactes préservant ainsi l'intérêt scientifique de la visite 

 

Pour leur présentation, ils avaient choisi de s'arrêter à plusieurs endroits remarquables de la petite cité du sel : la Poterne pour commencer, la Collégiale Saint-Léger,  les différents couvents de la ville, la Porte de France, la mare salée et pour finir à l'Arsenal.

Là, les guides vérifiaient les connaissances des participants avant que le groupe ne déguste La Marsallaise, bière du brasseur local Thierry Conrard, ravi de servir à l'ombre de ses arbres, au pied de son prestigieux bâtimment devenu brasserie, son délicieux breuvage . 

Des extraits de cette déambulation sont visibles dans les vidéos ci-dessous. 

Deux visites insolites sont d'ores et déjà programmée aux journées du Patrimoine les 19 et 20 septembre, à Marsal et à Vic sur Seille. 

 

 

 

 

Pour se faire une toile en août à Dieuze, quatre films grand public seront à l'affiche : 

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inaugretourCe vendredi 17 juillet, on inaugurait à Vic sur Seille au Musée Georges de La Tour, l'exposition Retour à la lumière qui évoque la réhabilitation du peintre vicois tombé dans l'oubli et révélé au monde des arts grâce à l'historien allemand Herman Voos en 1915.

Sénateur, Député, Vice-Présidents du Conseil départemental, Directeurs des services culturels, Directeurs des sites Moselle Passion, Amis du Musée de Vic, Présidents d'associations...il y avait du beau monde sur la place Jeanne d'Arc pour lancer officiellement cette belle exposition.nouveaune2

Après les discours du Maire Jérôme End et du Président de la Commission Culture du Département de la Moselle, Jean François (voir la video ci-dessous) Patrick Absalon, Directeur du musée jouait les guides dans les allées du premier étage où sont exposés les deux tableaux de Georges de La Tour prêtés par les musées de Rennes et Nantes et qui constituent le clou de cette exposition : Le nouveau né et Le reniement de Saint-Pierre.

Perdus au milieu de tous les officiels on aura remarqué l'émotion de cette famille de touristes dijonnais sujugués par la qualité de cette exposition et qui remerciait le personnel du musée pour ce moment culturel passé dans le Saulnois. 

L'expo est visible jusqu'au 20 septembre. Le musée est ouvert tous les jours sauf le lundi de 10h à 18h. 

Entrée 5,50 €, gratuit pour les moins de 16 ans.

Voir aussi l'article sur Grain de sel : De la Tour ressucité 

 

ImagemonnaieGrâce aux travaux de recherches de Vincent Hadot, une pièce de monnaie mérovingienne, frappée à Marsal, a pu être achetée aux enchères récemment.  Cette pièce en or retrouve donc, 1400 ans après, son site de production et sera offerte au Musée du sel dans les semaines qui viennent.

Vincent Hadot, vice-président des Amis du Saulnois fait, pour Grain de sel, le récit de l'histoire de cette monnaie :

" Le mois dernier, l'association des Amis du Musée départemental du Sel de Marsal, avec le soutien de l'association Chemins Faisant, a effectué un achat à la maison "Orne enchères" destiné à enrichir les collections du Musée du Sel.

Il s'agit d'un tiers de sou d'or frappé à Marsal durant le VIIe siècle. Cette monnaie en or pâle présente à son droit la légende "Marsallo Vico" (l'agglomération de Marsal) entourant un buste diadémé, et à son revers la légende "Fanti Monetario" (Fantius monétaire) entourant une croix accostée de l'alpha et de l'oméga, symboles du Christ.Image

Cette monnaie fait partie d'un système assez peu connu qui, durant l'époque mérovingienne, notamment à l'époque du bon roi Dagobert, conduit à l'émission de monnaies d'or de petite taille (et peu nombreuses) dans de nombreuses villes des royaumes francs.

En Haute-Austrasie (royaume franc englobant le territoire de l'actuelle Lorraine), ces monnaies d'or se retrouvent principalement à Metz mais on retrouve également des frappes -dans l'ordre décroissant- provenant de Marsal, de Vic, de Moyenvic, de Dieuze, Lezey et Sarrebourg. Des recherches en cours ont permis de relever la frappe d'au moins 28 types de monnaies différentes à Marsal, mentionnant au moins 16 monétaires distincts. Ces monnaies sont rares puisqu'au grand maximum, on ne retrouve que deux ou trois monnaies du même type (avec les mêmes dessins).

Alors que signifient-elles ? Qui sont ces monétaires qui frappèrent l'or à Marsal comme à Vic ou à Moyenvic ? Sont-ils des orfèvres qui frappèrent accessoirement la monnaie ? Enfin, pourquoi lit-on leur nom sur les monnaies et non celui des rois ? Est-ce pour contrôler la qualité de leur frappe ? Ou cet or serait-il le fruit d'un impôt dont le monétaire serait le censeur et qu'on fondrait ensuite en pièces pour lui donner une forme régulière ?

Quoi qu'il en soit, ce que l'on sait, c'est que sur les 28 types de pièces mérovingiennes de Marsal qui ont pu être repérées, on ne connaît la provenance que de cinq d'entre elles, dont trois furent découvertes au XIXe siècle lors de fouilles aux Pays-Bas, et deux en Angleterre !

Ces tiers de sou d'or constituèrent donc un vrai fleuron pour notre pagus salinensis !

Cette monnaie sera bientôt offerte au Musée du Sel où le visiteur - nous l'espérons - aura tout loisir de l'observer."