baroque1A l'heure du café, en pleine fête de la musique, les habitants du Saulnois ont eu droit à un magnifique concert de chefs d'oeuvres de la musique baroque, dans la salle de spectacle de la Délivrance, à Dieuze. 

Une mélodieuse plongée au 18ème siècle, à la cour de Louis XIV, guidée par Anne Catherine Bucher au clavecin, Amandine Bernhardt au violon baroque et la soprano Aude Freyburger.baroque2

Pendant plus d'une heure, les trois interprètes ont fait découvrir au public l'intimité des morceaux plein de charme de cette époque et que vous pouvez retrouver dans les vidéos ci-dessous. 

A la fin du concert, les spectateurs, qui quittèrent la salle en dansant, eurent droit aux délicieux chocolats que prenait autrefois le Roi Soleil au milieu des courtisans préparés et servis par les élèves du lycée hôtelier de la Providence. 

 

chose1Le centre d'Art Contemporain la Synagogue de Delme propose depuis quelques jours et jusqu'au 29 septembre une nouvelle exposition. Un concept un peu différent des présentations différentes. Ici, Anne Bodin, enseignante, critique d'art, directrice des Ateliers de Rennes, est la commissaire de l'expo. Autour du thème de "la Chose", elle a invité dix artistes à présenter leurs oeuvres dans ce lieu unique qu'est l'ancienne synagogue de Delme.

Second épisode d’un cycle commencé à la Fondation d’entreprise Ricard en juin 2014 avec l’exposition humainnonhumain, La Chose poursuit une réflexion sur une réalité humaine non humaine en l’abordant par ses aspects inhumains, surhumains ou post-humains. Partant de l’usage courant de ces termes, l’exposition sonde ce qui dépasse, excède ou nie l’humain : ce qui tour à tour peut sembler inexplicable, obscur, étrange, merveilleux, effroyable et dont l’un des noms serait la Chose.chose2

Les oeuvres éclectiques des dix artistes  étonneront, interpelleront, raviront les visiteurs qui passeront la porte de de cet incroyable espace culturel au coeur du Saulnois.

Entrée libre.

Le Centre d'art contemporain est ouvert du mercredi au samedi de 14h à 18h et le dimanche de 11h à 18h.

Visite commentée chaque dimanche à 16h.  

Le site du centre d'art 

retourlumiereEn 1915, un historien de l'art allemand, Herman Voss redonnait à Georges de La Tour sa place centrale dans l'histoire de la peinture. En effet notre artiste local était tombé dans l'oubli malgré la richesse incontestable de son talent. Cette redécouverte inespérée apportera au peintre vicois la renommée qu'il connaît aujourd'hui.

Le musée départemental célèbre cette date symbolique par une exposition qui nous permet de bien appréhender  les méandres de la consécration artistique.

Deux tableaux exceptionnels, Le nouveau né et Le reniement de Saint-Pierre, viennent enrichir le remarquable travail des services culturels du Conseil départemental.reniement

Malheureusement, la communication lau niveau locale n'a pas été à la hauteur de l'évènement. Pas d'inauguration officielle programmée pour l'instant ! Impossible également  d'approcher le nouveau directeur du musée, Patrick Absalon, pour l'interwiever sur cette expo et sur ses projets pour un des établissements phares du Saulnois.

Le Département nous interdit de le rencontrer seul ! Un élu doit paraît-il l'accompagner ! On se passera facilement de la tutelle politique mais on regrettera l'absence de l'intervention du responsable de notre superbe écrin culturel. 

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En attendant, courez vite visiter Retour à la lumière. L'expo est visible jusqu'au 20 septembre 2015.

Ouvert tous les jours (sauf le lundi) de 10h à 18h. 

Entrée 5,50 €, gratuit pour les moins de 16 ans. 

 

 

 

    

hopitalLa grave crise qui touche le secteur hospitalier dans notre pays touche le Saulnois également. On l'a vu récemment dans le domaine psychiatrique où les restructurations, les réductions budgétaires ont des conséquences importantes pour la qualité des soins aux patients et pour le personnel médical. La lutte des employés à Lorquin se poursuit. 

On le voit également pour les établissements "traditionnels" comme l'hôpital Saint-Jacques à Dieuze où là aussi la situation semble grave. 

C'est ce que disent les représentants du personnel qui alertent de façon solennelle les 128 maires du Saulnois dans une lettre ouverte que nous reproduisons ci-dessous : 

 

Dieuze le 18 juin 2015

Lettre ouverte à mesdames et messieurs les maires du Saulnois.


Madame, Monsieur le Maire,

Par ce courrier, nous souhaitons vous alerter sur les menaces qui pèsent sur votre établissement de santé de proximité, sachant que nous sommes à plus de 30 minutes d'un centre hospitalier, que la proximité familiale est un facteur important dans les prises en charge.
Menaces sur les capacités d'accueil de l'hôpital autour de suppression de lits de médecine, mettant ainsi en péril la pérennité de l'hôpital, sachant que d'autres réorganisations à la baisse sont dans les tiroirs.

Des incertitudes planent encore sur nos orientations et projets de développement:
Reconnaissance de lits de soins palliatifs, avenir des lits de médecine et d'un service d'hospitalisation à domicile et consultations de télémédecine pour l'Hôpital, reconnaissance du service « autiste » et de ses déploiements sur le Service d’Education Spéciale et de Soins A Domicile et l'Institut Médico Educatif, et les impacts sur les organisations qui sont censées y répondre.

Cela ne manquera pas d'impacter au rabais la qualité des réponses aux besoins des populations, des nôtres et de celles de nos familles, et de réduire les propositions d'emploi sur le secteur:
Concernant la qualité: peut-on répondre en Maison de Retraite ( EHPAD) ou à l'hôpital aux besoins des personnes de la bonne manière quand on réduit d'un quart d'heure par poste le temps de travail, le Conseil Général demande de ne pas remplacer les absences du personnel?
Quelles tâches les agents vont-ils devoir supprimer, quels glissements de tâches vont-ils devoir opérer et dans quel état de stress vont-ils exercer?
Des menaces sur l'emploi planent aujourd'hui les services hôteliers (ménage,...), et le service éducatif de l'IME, mais d'autres « réorganisations » sont déjà annoncées.
Sur l'IME, c'est la cohérence des accompagnements des enfants qui nous sont confiés, tant sur le plan scolaire, thérapeutique qu'éducatif qui nous interroge et nous inquiète.
Après avoir apuré au cours des années précédentes les possibilité d'économies sur le fonctionnement des services, notre direction vient maintenant tenter de récupérer sur le dos des salariés les moyens auxquels les tutelles ne veulent plus répondre ( réduction de RTT, non remplacement des départs en retraite, etc...)

Dans ce contexte qui sera garant de la qualité de prise en charge ?
Notre directeur privilégie une vision gestionnaire de cette question, s'éloignant ainsi des réalités locales concernant les pratiques de soins, les besoins des habitants et ceux des enfants à l'IME.
En fonction de la place qui est la sienne, nous savons que sa marge de manœuvre est dictée par la politique de restriction budgétaire et hospitalo-centriste de l'Agence Régionale de Santé, elle même dictée par le cadre législatif de réduction du déficit de la sécurité sociale, par les lois spécifiques au monde hospitalier, la nouvelle gouvernance, la loi « Hôpital, patient, santé, et territoire » et par la loi actuellement en discussion sur la réorganisation territoriale du champ sanitaire et médico-social.


Ne croyez pas que nous sommes opposés aux changements. Pas du tout. Nous avons, depuis quatre ans maintenant, fait la demande d'une réorganisation plus apte à répondre aux besoins des enfants accueillis à l'IME.
Nous sommes prêts à participer aux transformations de nos services pour une meilleure qualité de soins, mais pas dans le cadre actuel qui est imposé et qui, de fait fige et empêche tout dialogue.

Nous respectons la fonction de notre directeur, celle du directeur de l'Agence Régionale de Santé.
Nous respectons la loi.
Nous contestons les méthodes employées et défendons les exigences de qualité de prise en charge qui correspondent à nos valeurs de soignants et qui font notre satisfaction du travail bien fait.

Le climat de tension, de stress lié à la conduite de ces changements n'est plus supportable.
Les agents comme leurs cadres oscillant entre déprime, burn-out, fuite ou colère, cherchent leurs repères pour préserver une qualité de service rendu aux personnes qu'ils soignent ou accompagnent, quand le seul critère d'urgence qui guide les orientations de notre direction semble être celui de l'économie sur le budget du personnel.
Concernant l'IME, le départ (fuite) volontaire d'une quinzaine d'agents et leur renouvellement crée un contexte difficile pour la rentrée de septembre. Une majorité d’enseignants s’inscrit au mouvement pour ne plus travailler dans de si mauvaises conditions. Ajouté à cela une réorganisation menée tambour battant, non encore validée par les instances et largement questionnée par les professionnels quand à sa capacité à répondre valablement à l'accompagnement de qualité des enfants, vous pouvez ressentir le climat qui y règne actuellement.

Nous revendiquons une réelle concertation de tous les acteurs de terrains et notamment des partenaires sociaux sur les solutions envisagées, l'intégration dans les réflexions des besoins spécifiques aux populations accueillies, des outils, des organisations nécessaires et suffisantes et de leur mise en place.
Nous souhaitons un accompagnement de professionnels extérieurs, garants des repères pratiques, stables et non pas seulement financiers pour ces réorganisations.

Nous exigeons la finalisation de la réflexion sur les nouvelles organisations et les outils nécessaires avant leur mise en place. Les personnels, les personnes accueillies, les enfants ne peuvent servir de laboratoire d'essais. Nous avons pu au cours de cette année passée en mesurer les effets néfastes.

Nous attendons les réponses positives de l'ARS concernant le maintien des lits de médecine, la reconnaissance des lits de soins palliatifs et des projets de développement à l'hôpital, celle de l'accueil d'enfants autistes et des projets qui en découlent pour l'IME.

Pour défendre tout cela, nous avons besoin de votre soutien, de celui de vos conseillers et de la population qui ainsi pourra ou non continuer de bénéficier d'une prise en charge de qualité dans notre établissement.

Pour cela nous avons l'honneur de vous convier à un rassemblement dans la cour de l'hôpital ce jeudi 25 juin à 10 heures.

En vous espérant nombreux, dévoués comme nous à servir la cause hospitalière,
veuillez accepter, madame, monsieur le maire, l’expression de nos meilleures salutations,

Les représentants du personnel

consul

Dans le cadre du 350ème anniversaire du départ de Marsal du Régiment Carignan-Salières vers la Nouvelle-France, le Consul du Québec à Paris, Michel Robitaille, est venu à Marsal pour le dévoilement d'une plaque commémorative. Car cet évènement jusqu'alors méconnu dans le Saulnois revêt une grande importance au Canada. Il figure même dans les manuels scolaires des petits québécois. Il marque l'arrivée des premiers soldats français sur le sol de ce qui deviendra le Québec. 

Vincent Hadot avait la veille retracé, dans une brillante conférence l'histoire du régiment. Aujourd'hui, on fixait dans le marbre le lien originel entre les deux régions.plaque

Avec l'association Lorraine Québec, la commune de Marsal a ainsi réalisé une plaque qui a été posée en fin de matinée sur le mur d'une ancienne caserne de la ville. C'est ce moment symbolique que vous pouvez retrouver en intégralité dans la vidéo ci-dessous : 

 

 

Après la cérémonie, une centaine de personnes est restée déguster dans la salle des fêtes du village un délicieux repas franco-canadien.

jeucanadaL'après midi a permis de visiter l'exposition mise en place par l'association Lorraine Québec. On pouvait ainsi découvrir de nombreuses images de là-bas mais également des objets de la vie quotidienne de nos cousins lointains. 

Cette exposition est visible toute la journée du 21 juin.